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Accueil Date de création : 06/03/07 Dernière mise à jour : 23/05/08 11:26 / 27 articles publiés

Ne laissons pas mourrir l'action culturelle et solidaire sous Sarkozy !  posté le vendredi 23 mai 2008 11:26

Manifeste
Ne laissons pas mourir l’action culturelle et solidaire sous Sarkozy !

Nous vous invitons à signer ce manifeste lancé à l’initiative des Éditions de l’Attribut, de l’Ufisc, d’ARTfactories/ AutrepARTs, de la Fédération et du Couac. Dans la continuité des actions précédentes, nous encourageons une réflexion entre acteurs culturels, artistes, élus et citoyens afin de contrecarrer le démantèlement en cours de l’action culturelle et solidaire qui irrigue l’ensemble du territoire national.

Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la politique du président de la République.

Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit, des visions sensibles et solidaires du monde. Dans des domaines aussi divers que les cultures urbaines (danse hip hop, rap, slam…), les musiques actuelles, les musiques savantes, le cirque, les arts de la rue, les arts plastiques, la danse, le théâtre, la marionnette, la poésie, les arts numériques, le cinéma, la vidéo, la littérature, le conte, etc., une multitude de projets, de lieux et d’organismes favorisent les initiatives de création, diffusent les œuvres, multiplient les démarches d’éducation artistique et culturelle, encouragent les pratiques en amateur, dans un souci constant de concertation et de partage avec la population de leur territoire. C’est ainsi que des catégories sociales, qui restent trop souvent à l’écart des lieux culturels intimidants, se retrouvent impliquées d’une manière ou d’une autre dans des projets qui génèrent de la confiance, accroissent leur capacité à décoder le monde et à agir.

Ces initiatives qui s’inscrivent dans une logique de territoire, en milieu rural ou urbain, se développent souvent en coopération avec d’autres acteurs sociaux ou économiques, de telle sorte qu’en plus de leur richesse artistique et culturelle, elles jouent un rôle essentiel de dynamisme économique local, régional ou national. Inscrites le plus souvent dans le champ de l’économie solidaire et du « tiers secteur », elles en révèlent tout le potentiel direct et renforcent l’idée que ce secteur favorise, toujours et partout, l’intégration du long terme et de la dimension humaine dans la vie socio-économique. Certaines de ces initiatives encouragent aussi les relations internationales dans un esprit de coopération avec leurs partenaires étrangers.

Sous le couvert faussement technique d’une "révision générale des politiques publiques", le président de la République cherche à imposer une vision néolibérale qui ne trouve aucune de ses racines dans notre histoire collective. Le démantèlement en cours du service public et le dénigrement de ses valeurs fondatrices, les coupes budgétaires dans les domaines de la culture, de l’éducation, de l’économie solidaire et sociale, de la santé, visent à concentrer l’action de l’État sur l’appui aux formes marchandes de l’économie.

Du néolibéralisme affirmé à la stigmatisation des populations immigrées en passant par une concentration des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques, cette politique est destructrice pour les valeurs portées par celles et ceux qui ont choisi de s’engager dans l’action culturelle et solidaire. Elle fragilise chaque jour un peu plus, financièrement et symboliquement, des acteurs qui étaient déjà en situation de précarité, en même temps qu’elle fabrique des exclusions là où encore récemment il n’y en avait pas.

Les conséquences dramatiques de cette évolution, en termes de dessèchement des rapports humains et de perte de vitalité de notre société, sont à ce point dangereuses pour notre pays et pour ses habitants que nous avons décidé de nous impliquer collectivement dans une contre-offensive résolue. Plus que jamais, une action culturelle et solidaire fondée sur la mise en relation étroite des équipes artistiques et de la population apparaît comme une exigence forte, une contribution à la lutte contre toutes les formes de dérive qui, bien au-delà de la vie artistique et de la richesse de notre culture, s’en prennent à notre vivre ensemble et à la vigueur de notre société.

Nous appelons aujourd’hui à un large débat national autour de choix politiques résumés de la façon suivante :

- au nom du principe républicain d’égalité, rappeler la permanence des droits individuels et collectifs à l’éducation et à la culture,

- au nom du principe républicain d’égalité, rappeler que notre potentiel de création de nouvelles richesses permet de mobiliser les moyens nécessaires à la mise en œuvre effective de ces droits en les attachant à la personne à toutes les étapes de sa vie,

- au nom du principe républicain d’égalité, réaffirmer et mettre concrètement en œuvre les missions et responsabilités de l’État en matière d’aménagement culturel du territoire, de répartition équilibrée des efforts et des contributions en prenant en considération des critères démographiques et sociaux de façon à soutenir de façon privilégiée les territoires et les groupes sociaux les plus en difficulté,

Nous appelons donc à l’adoption urgente de mesures d’appui aux initiatives et aux acteurs de la vie artistique et culturelle solidaire :

- mobiliser solidairement les moyens de l’État et des collectivités territoriales pour créer dans chaque région un fond d’aide à l’initiative culturelle et solidaire qui permette d’apporter un soutien sélectif aux projets artistiques et culturels qui se construisent avec les habitants,

- soutenir également ce "tiers-secteur" culturel par le développement de dispositifs de cautionnements bancaires et de dégrèvements fiscaux complétés par des formes adaptées d’accompagnement de la gestion des entreprises et des projets.

En rupture radicale avec les choix du président de la République, ces mesures imposent d’augmenter le budget du ministère de la Culture et surtout de rénover en profondeur son rôle et ses moyens d’action, en impliquant les autres ministères et secrétariats d’Etat en charge des dossiers de santé publique, d’éducation, de formation professionnelle, d’agriculture, des politiques de la ville, de la francophonie, des affaires étrangères et de la coopération… Elles conduisent aussi à repenser les relations entre l’État, les collectivités territoriales et tous les acteurs de la vie artistique et culturelle pour que, quelles que soient les formes d’action retenues, les habitants et les territoires, les œuvres et les artistes, se trouvent au cœur des politiques publiques.

Pour affirmer ces choix et ces ambitions, nous nous engageons dans la préparation de larges « Assises nationales de l’action culturelle et solidaire » impliquant l’ensemble des partenaires concernés : collectivités publiques, artistes, acteurs culturels, citoyens…

Premiers signataires
Organisations/Structures
- Editions de l’Attribut
- ARIA - Association des Rencontres Internationales Artistiques
- ARTfactories/Autre(s)pARTs
- Couac - Collectif Urgence d’Acteurs Culturels
- La Fédération - Association Professionnelle des Arts de la Rue
- Ufisc - Union fédérale d’intervention des structures culturelles regroupant La Fédération (Association Professionnelle des Arts de la Rue), la Fédurok (Fédération Nationale de Lieux de Musiques Amplifiées/Actuelles), le Synavi, (Syndicat National des Arts Vivants), le SCC (Syndicat du Cirque de Création), la FSJ (Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées), le CITI (Centre International pour le Théâtre Itinérant), le Réseau Chainon, ACTES-IF (réseau solidaire de lieux culturels franciliens), le RIF (Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France), le SMA (Syndicat national des petites et moyennes Structures non lucratives de Musiques Actuelles), ZONE FRANCHE (Le réseau des musiques du monde)

Particuliers
- Jacques Bonnaffé, artiste
- Jean-Louis Bonnin, conseiller du maire de Nantes
- François Campana, directeur Kyrnéa-Passeurs d’images
- Eric Fourreau, éditeur, auteur, journaliste
- Philippe Henry, universitaire
- Yannick Jaulin, artiste
- Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à l’université Paris 1
- Marc Le Glatin, comédien, directeur de théâtre, universitaire
- Christophe Martin, auteur dramatique
- Claudine Moïse, universitaire
- François Morel, artiste
- Fred Ortuño, coordinateur de collectif artistique
- Eric Prémel, idéologue, producteur, chercheur, contre-expert
- Catherine Rassat, asistante d’édition
- Robin Renucci, artiste
- Serge Saada, enseignant en médiation culturelle
- Jean-Sébastien Steil, coordinateur de réseau européen dans l’espace public
- Jean-Claude Wallach, consultant culturel

 

signer ce manifeste

 

 

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APPEL : Armand Gatti et le futur Refuge des Résistances  (Actualités) posté le mercredi 14 novembre 2007 13:24

Appel 



Au cœur de la montagne limousine

Le futur Refuge des résistances

Armand Gatti




Retour en arrière


En 2005, le poète dramaturge Armand Gatti – qui figure parmi les créateurs les plus importants de langue française - revient sur le plateau de Millevaches. Il y était né une seconde fois à l’âge de 17 ans, lorsqu’en 1942 il prit en cet endroit le maquis.

63 années plus tard, c’est là qu’il veut revenir, travailler, échanger, créer, observer les étoiles et aussi résister au triste cours du moment. Il donne alors quelques lectures avec comme point d’orgue, en septembre 2006, celle de son « impossible » poème à Georges Guingouin, sur les lieux même où il fut planqué par un boulanger et un paysan « magnifiques » : à La Berbeyrolle, près de Tarnac.


De nouvelles rencontres en découlent, jusqu’en ce jour de printemps 2007 où, à Peyrelevade, il découvre le domaine de La Cour qui concentre à lui seul des écosystèmes et paysages parmi les plus emblématiques du plateau. Avec ses compagnons d’ici et d’ailleurs, le projet d’en faire un « refuge des résistances » s’impose comme une évidence. Le vieux projet du poète de créer un observatoire des étoiles y trouve naturellement sa place. L’endroit, habité, reconquis par la vie, pourrait accueillir les résidences de création de Gatti qui rassemblent chaque année des jeunes venus des quatre coins de l’Europe. L’idée d’une « Université européenne de création » s’impose. Des liens et des contacts avec des acteurs locaux laissent deviner de fructueuses et possibles complicités : on peut travailler la terre, entretenir les milieux sensibles qui font la richesse environnementale du domaine, y accueillir des visiteurs, y établir des bibliothèques etc.


La municipalité de Peyrelevade apprenant que le domaine risquait d’être mis en vente prend les devants. Elle en appelle au Parc naturel régional afin d’éviter que La Cour devienne un lieu clôturé ou qu’il soit démantelé. En vain. Le domaine vient d’être acheté par un privé décidé à y développer une activité d’élevage équin et d’accueil touristique.



Une occasion perdue mais un projet toujours vivant


Cependant la rencontre avec La Cour ne fut pas vaine. Elle permettra de développer et d’enrichir l’idée et les perspectives d’une université des résistances. Elle incitera l’imagination, le désir et la créativité au bénéfice du projet.

Ainsi Hélène Châtelain qui porte avec Gatti le projet de Refuge expliquait au moment où la possibilité pour les gens du Plateau, pour les communes d’avoir le domaine de la Cour :


« Ce lieu préservé, à l’écart des tumultes, pourrait devenir à l’échelle européenne un foyer de création, de partage et d’échanges de pensées, fondamental parce que enraciné dans une terre, le plateau de mille vaches ( des mille sources) qui a gardé et développé une autonomie de pensé rare, une réflexion sur les apprentissages et les savoirs, une volonté de création, de partage et d’ouverture sur d’autres questions, sur d’autres langues, sur d’autres langages. D’où le long compagnonnage que nous tissons ensemble depuis plus de dix ans. .

Ce Refuge des résistances - c’est le Plateau qui a donné ce nom au projet –que peut-il devenir ? . Une Université ? Un pôle ? Un phare ? Un centre ? Un catalyseur ?... (une chance historique ? ou un piège ?….)

Ce qui est clair, c’est que le futur du domaine de la Cour est un choix. Profond, radical.

Ou il était cédé à des entreprises de rapport fondées sur le tourisme (et chacun sait aujourd’hui qu’elles peuvent devenir l’équivalent moderne des détrousseurs de voyageurs – comptant sur ceux qui passent et non sur ceux qui restent).

Ou s’y incarnait la volonté puissante, concrète de renverser la fatalité historique de cette terre.

Depuis la nuit des temps, les hommes partent du plateau chercher du travail « ailleurs ». Aujourd’hui ils veulent rester. Non au prix d’un enrichissement fallacieux, mais à celui de la dignité et du respect d’eux-mêmes et de cette terre, autonome, responsable...

Le Limousin a été naguère le centre d’un monde.

Le Plateau des mille sources fut le centre d’une résistance.

La Cour peut devenir le centre d’une réflexion – multiple- sur le monde qui s’annonce, face à la destruction programmée, des langues, des langages et des espèces. » ...


L’occasion perdue ne détruisit donc pas les envies qui s’étaient exprimées, bien au contraire. D’autres lieux sur le plateau pourraient accueillir le projet de Refuge des résistances ou quelque chose qui n’a pas encore de nom, quelque chose qui n’a pas encore de « programme » ou de « cahier des charges », mais qui émane du désir et des rêves de quelques uns. Quelque chose qui n’a pas encore d’identité, mais déjà une âme.


Autour d’Armand Gatti, de Pierre Coutaud, de leurs amis limousin du plateau, de Limoges (cercle Gramsci) ou de Tulle (Peuple et Culture), le projet émerge, se construit, se fédère. Il n’est ni limité, ni arrêté. Encore en devenir. Ses promoteurs veulent le partager et l’élargir et appellent tous ceux qui se sentent concernés ou attirés par cette expérience à venir les rejoindre. Déjà des actes concrets sont posés. Un autre lieu est recherché. Une résidence de création au cours de l’été 2008 est prévue sur le plateau autour de Gatti et de personnes venues de toute l’Europe – résidence à laquelle sont conviés les gens du Plateau ou du Limousin qui voudraient s’associer à une telle expérience. Un blog existe sur internet qui donne les informations disponibles sur le projet de Refuge et ouvre au débat. Une association pourrait être créée prochainement. Une réunion enfin est programmée pour présenter le projet en ses limbes et l’accompagner avec tous ceux qui sont motivés par cette idée urgente et nécessaire : il faut résister.


Pour en savoir plus et pour participer :

contact : Pierre Coutaud, maire de Peyrelevade p. coutaud@wanadoo.fr


Blog : http://refugegatti.canalblog.com



Réunion autour du projet de Refuge des résistances Armand Gatti

Samedi 17 novembre à 17h à la salle des fêtes de Peyrelevade

(derrière la mairie)

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4 heures pour la planète  (Actualités) posté le samedi 29 septembre 2007 17:00

4 heures pour la planète

 

Samedi 13 octobre

à partir de

20 heures

à

Mais…l'Usine

 

Entrée libre

 


    Le Samedi 13 octobre prochain, les associations de protection de l’environnement, d’alternatives sociales et culturelles locales ont décidé de s’unir au travers d’une soirée "4 heures pour la planète" afin de soutenir les propositions faites par les associations dans le cadre du « Grenelle de l’environnement » organisé par le gouvernement fin octobre.

    L’ensemble de nos associations invitent à participer à une soirée festive qui se tiendra à partir de 20h, le 13 Octobre prochain, au sein de Mais…l’Usine.

 

Au programme, des interventions, des lectures et des témoignages des associations sur les enjeux du Grenelle et leurs déclinaisons locales ponctués de concerts et d’expos.

 

Pourquoi ?


    Le gouvernement a déclenché la tenue d'un "Grenelle de l'environnement" au sein duquel l'Etat, les collectivités locales, les syndicats, le patronat et les associations environnementales négocient des mesures à prendre pour protéger l'environnement. L'état d'urgence dans lequel se trouve la planète rend nécessaire l’implication de tous les citoyens.
    Sur le plan national, les associations ont rédigé de très nombreuses propositions qui sont la principale chance de ce Grenelle de déboucher sur des avancées concrètes. Le soutien affiché des citoyens à ces propositions permettra de renforcer leur impact et c’est bien l’ambition d’une telle manifestation.
    Conscientes qu'il ne s'agit que d'une étape dans les combats qu'elles mènent, ces associations limousines, impliquées sur le terrain, ont décidé de pousser cette opportunité. Elles invitent tous les citoyens à participer à cette soirée engagée et festive. Au-delà de négociations ponctuelles, les enjeux sont planétaires.

 

 


Informations :


Contact presse :

Martine – 06 87 03 80 32 - martine.laplante@wanadoo.fr


Associations organisatrices :

ALDER,

ATTAC 87,

Les Amis de la Terre Limousin (Alliance pour la planète),

Barrage,

Limousin Nature Environnement (France Nature Environnement),

Mais l’Usine,

La Maison des Droit de l’Homme,

Soleil Vert.


 

Sur le Grenelle de l'environnement :

- Le site officiel du Grenelle , consultations publiques de fin septembre à mi-octobre (forums, réunions interrégionales, groupes de travails, conseils et comités...)

Le dossier de présentation (en pdf)

- Les propositions des groupes de travail, présentées le 27 septembre 2007.

- L'Alliance pour la planète :

Dossier de presse (en pdf) " Grenelle de l'environnement : Faux consensus et vrais conflits"

Les mesures proposées par l'Alliance

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Cabaret des Résistances Sociales  (Les rendez-vous de Mais... l'Usine) posté le samedi 29 septembre 2007 16:19

 

 

La Chorale des Résistances Sociales vous invite à


Mais... l'Usine
Vendredi 12 octobre 2007
à 20h30



participer au

CABARET des Résistances Sociales

Venez
avec vos voix,
vos instruments de musique,
vos clowneries,
vos morts de rire,
vos folles rages,
...


Avec la participation de:
La Chorale des Résistances Sociales
L'atelier Histoire de dire (contes)
Bernard et son Orgue de barbarie
Footstampers light, ....
SPA : Sans Prétention Aucune



Entrée libre
Contact : 05 55 79 91 52 / 05 55 50 59 72


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Diversité culturelle et Agenda 21 de la Culture  (Le projet Mais... l'Usine) posté le samedi 29 septembre 2007 15:56

" La Déclaration Finale du Congrès Fondateur de Cités et Gouvernements Locaux   Unis – CGLU, réalisée à Paris en mai 2004, proclame que la culture est devenue un thème incontournable pour le développement. La culture se trouve aujourd’hui au centre des stratégies urbaines aussi bien en raison de sa vocation essentielle visant à promouvoir les droits de l’homme, à modeler la société de la connaissance et à améliorer la qualité de vie de tous, que de par sa contribution à la création d’emploi, à la régénération urbaine ou à l’inclusion sociale.

La culture constitue également un des sujets majeurs de la mondialisation actuelle. Le dialogue interculturel et la promotion de la diversité culturelle font partie des principaux défis de l’humanité. Ainsi, les programmes de coopération internationale et de développement prêtent une attention croissante au patrimoine, aux arts et aux industries créatives. " (Agenda 21 de la Culture)



1. Diversité culturelle

Au delà de l'ambition fondatrice du Ministère de la Culture et des politiques culturelles en France qu'est la démocratisation culturelle, la diversité culturelle constitue aujourd'hui un paradigme de référence à l'échelle internationale.
Il s'appuie sur la signature par de nombreux Etats, dont la France, d'accords internationaux en faveur de la diversité culturelle et du dialogue interculturel :

- 2005 Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

Dans un contexte de mondialisation, de massification et de mutations technologiques, ces déclarations contribuent à définir de nouveaux droits culturels universaux pour l'individu sur le socle de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Ils engagent les gouvernements signataires à une évolution des conceptions de l'action publique en matière de culture.

2. La culture, 4e pilier du développement

" Notre culture témoigne du sens que nous donnons à notre vie. Elle repose sur nos valeurs communes et nos façons de concilier nos différences. (...)
Et par dessus tout, notre culture donne voix à notre vision de l'avenir, c'est à dire à ce que nous souhaitons léguer aux générations futures.

Notre culture relie notre présent au passé et à l'avenir dont nous rêvons.
C'est avec la culture que nous tissons des liens et des réseaux où se maillent le  sens et les valeurs, les amitiés et les intérêts qui nous rassemblent dans le temps, l'espace et la société.

Notre culture évoque la façon dont nous nous rappelons qui nous sommes, partageons nos récits, créons nos sentiments identitaires, imaginons ce que nous deviendront, élevons nos enfants, créons des lieux qui nous appartiennent, (...).
Notre culture témoigne de notre désir d'être heureux, d'appartenir, de survivre et, par dessus tout d'être créatif. " (Jan Hawkes, Understanding culture 2003)

Les Cités et Gouvernements Locaux Unis ont approuvé le 8 mai 2004 à Barcelone l'Agenda 21 de la Culture, en tant que "document de référence pour [leurs] politiques publiques culturelles et comme contribution au développement culturel de l'humanité".
Ce document redonne à la culture toute sa place et son importance au sein des réflexions et préconisations engendrées par les problèmes écologiques et environnementaux.

La démarche Agenda 21 vise à un changement des comportements, c'est à dire à un changement culturel, où les notions de richesse, de patrimoine, de ressource doivent être revisitées dans une compréhension globale et systémique de la vie sur Terre.
Le sommet de Johanesbourg (2002) a permis de faire reconnaître au niveau international que la préservation de la bio-diversité est intimement liée à la défense et au maintien de la diversité culturelle.

La Culture est aujourd'hui reconnue comme 4e pilier du développement soutenable et du bien-être individuel et communautaire aux côtés de l'Environnement, l'Economie et le Social. Il en souligne également leur interaction.

Avec cet outil, la dimension culturelle apparait comme "une dimension clé des politiques urbaines", entrainant la prise en compte de nouveaux objectifs et indicateurs dans l'élaboration des politiques culturelles locales tels que :

- la reconnaissance et la mise en oeuvre de droits culturels
- la participation des habitants
- la lutte contre les exclusions
- la transversalité des politiques culturelles (régénération urbaine, développement économique, éducation, action sociale, innovation...)
- la proximité et la territorialisation de l'action

De plus, si l'Agenda 21 de la Culture invite à une évolution de la définition des politiques culturelles, il souligne également la responsabilité écologique et environnementale des organisations artistiques et culturelles.


INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :

L'agenda 21 de la Culture (en pdf)

Liste des villes, gouvernements locaux et organismes adhérents à l'Agenda 21 de la Culture (en pdf)
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